Politique
Posté le 03.07.2007 par verrithe
Le sujet qui semble voler la vedette à tous les problèmes que rencontrent les Africains au sommet de l’Union Africaine à Accra au Ghana, serait la constitution d’un gouvernement Africain.
Nous ne saurons parler d’unité Africaine sans avoir une pensée pour le premier des panafricains.
Kwame Nkrumah considéré comme le père du panafricanisme. Fut l’un des tous premiers à rêver d’une Afrique unie, comme les Etats-Unis, une Afrique qui ne serait plus utilisée comme un réservoir de matières premières pour l’Europe, mais une Afrique qui serait elle-même une puissance économique.
Une puissance économique, telle était le rêve de ce visionnaire hors pair.
Les Africains pour rendre hommage à cet homme et se battre pour une Afrique puissante et prospère doivent aller plus loin dans les projets de rapprochement des peuples.
Les Etats-Unis d’Afrique ne doit pas être conçu et gérer comme l’union Africaine que je considère comme un club privé de chef d’Etat sans relation avec le peuples.
Après les moult tentatives depuis les années d’Independence jusqu'à aujourd’hui, les sommets Africains ne se sont soldés que par des résolutions sans lendemain.
Le gouvernement de l’union africaine a ressortit au grand jour les divergences plus que profondes qui existent entre nos dirigeants et le manque de conviction de beaucoup d’entre eux.
- les partisans d’un gouvernement Africain dont le porte flambeau est le guide (Et non le président pour rappel) libyen Maomar Khadafi, et le Sénégalais A. Wade.
De cette mouvance, il faut rajouter des poids lourds comme le Gabon et le plus grand nombre des pays de l’UEMOA et de la CEDEAO.
- les adeptes de la marche lente et sure vers une Afrique unie dirigée par l’Afrique du Sud et la Majorité des pays anglophones et de l’Afrique Australe.
- Les partisans d’une association d’états souverains composée des pays arabes et Angola.
De toutes ces positions, il apparaît que les états unis d’Afrique n’est pas pour aujourd’hui et que K. Nkurumah peut attendre quelques décennies pour se reposer définitivement en paix.
Que vaut un gouvernement Africain qui ne s’occuperait que des problèmes comme la santé, la politique étrangère comme le suggère la proposition des « pro-gouvernement Africain ».
L’idée est louable, on peut même la qualifier de mieux que rien, mais le rêve des Africains n’est pas d’avoir un gouvernement africain, en plus de ça c’est de voir le peuple africain uni et prospère.
Le constat est que les partisans d’un gouvernement Africain ne sont pas allés au bout de leur logique, un gouvernement africain pour quoi faire ?
Ayant quelles prérogatives, de quelle légitimité ?
Les partisans d’une marche lente prônent quand à eux plus d’intégrations sous régionales, régionales et par la suite continentale, comme le caricaturait parfaitement MC Solaar, le poète et rappeur franco-tchadien dans l’une de ses chansons : « Les sous ensembles, dans les grands ensembles s’assemblent ».
Cette proposition a le mérite d’être pragmatique, réaliste, le risque est de n’est jamais arrivé à une Afrique unie et parlant d’une même voix.
- Le plus grand risque d’une fausse couche viendrait des partisans d’une association de Etats souverains, Le point comment entre ces pays est qu’ils pensent être en avance par rapport à bon nombre de pays de l’Afrique subsaharienne, ils se sentent être des privilégiés et donc pour des raisons de conservation de standing de vie préfèrent une association forte où les états restent maîtres de leur destinées.
Chers dirigeants les Africains méritent plus que tous ça.
Les bases d’une Afrique unie passent par la libre circulation des personnes et des biens et pour ce faire, une harmonisation des politiques douanières et commerciales s’impose.
Les projets d’intégrations économiques et de partenariat interafricain sont primordiaux.
Comme le Nepad le concevait, L’Afrique a besoin de grands chantiers intégrateurs des peuples.
Les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, des barrages hydroélectriques, des pôles d’excellence, des politiques agricoles, fiscales et économiques harmonisées.
Une politique monétaire concertée.
Une politique sécuritaire commune, pour la prévention et l’éradication des conflits fratricides qui sévissent sur le continent.
Le projet des Etas unis d’Afrique comme l’union européenne demande des sacrifices, que les pays nantis acceptent de financer la mise à niveau des pays en difficulté, on ne peut pas s’unir en mettant au devant de la scène des intérêts égoïstes.
Chers dirigeants, si vous savez que vous n’êtes pas capable de faire bouger les choses, on vous demande gentiment de mettre fin au « palabre » et de rentrer voir vos femmes et enfants au moins eux auront plus d’affection et d’amour de votre part, le reste on en parle après.
Posté le 02.07.2007 par verrithe
Les contradictions de la constitution qui nous est si chère.
La constitution nouvellement votée par voie référendaire sous le régime de la transition en son article premier stipule que : « La Mauritanie est une République Islamique, indivisible, démocratique et sociale.
La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi.
Toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique est punie par la loi ».
Avant d’ajouter plus loin à L’Article 5 : « L’Islam est la religion du peuple et de l’Etat ».
Article 23 : Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il est de religion musulmane.
C’est encore cette même constitution qui prétend défendre les libertés individuelles et les libertés de pensées et d’opinion en son Article 10 : « L’Etat garantit à tous les citoyens les libertés publiques et individuelles notamment :
• la liberté de circuler et de s’établir dans toutes les parties du territoire de la République ;
• la liberté d’entrer et de sortir du territoire national ;
• la liberté d’opinion et de pensée ;
• la liberté d’expression ;
• la liberté de réunion ;
• la liberté d’association et la liberté d’adhérer à toute organisation politique ou syndicale de leur choix ;
• la liberté du commerce et de l’industrie ;
• la liberté de création intellectuelle, artistique et scientifique ;
La liberté ne peut être limitée que par la loi ».
Le Mauritanien en général et le président en particulier ont-il alors la liberté de pensée et d’opinion ? La religion n’est-elle pas liée à l’opinion ?
Les convictions sont à la base de toute croyance qu’elles soient religieuses ou pas.
Les insuffisances de cette constitution est que le peuple, et les institutions qui veillent au fonctionnement et à l’application des lois ne sont pas capables de nous dire qui est ou non musulman.
Tout ce que je sais, il suffirait que le locataire du palais n’arbore pas la croix sur sa poitrine, et les fétiches dans tous les coins du salon et se présente à une prière de vendredi par mois pour paraître musulman.
Je suis musulman avec fierté mais je pense que l’Etat n’a pas de religion, l’Etat est composée d’une communauté hétéroclite, d’un ensemble d’individu et autant d’opinion.
La contradiction est encore plus forte que l’on refuse la création d’un parti politique d’obédience islamique dans un Etat qui se décrit comme Islamique et L’islam, la religion de l’Etat.
Si ces écrits émanaient d’une réelle volonté, si leur essence n’était pas de l’hypocrisie, un parti islamique serait le bien venu et même encouragé.
Cette même constitution à la fin de son article premier dit ceci : « …. La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi.
Toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique est punie par la loi ».
Chers amis ce paragraphe de notre constitution m’est trop cher, je ne peux pas lire et passer, il me faut encore le relire, car c’est un bijou, quand à son application, allez savoir.
Un peu plus loin encore on parle de l’égalités des Mauritaniens devant la loi en ces termes :Article 12 : « Tous les citoyens peuvent accéder aux fonctions et emplois publics sans autres conditions que celles fixées par la loi ».
Au milieu de ces deux articles (1 et 12), notre constitution cède au parti pris des hommes comme. Vous pouvez le lire vous-même en son Article 6 : « Les langues nationales sont : l’Arabe, le Poulaar, le Soninké et le Wolof. La langue officielle est l’Arabe ».
La langue officielle est l’Arabe, quelle génie, en quoi le poulaar ne peut pas être une langue officielle, pourquoi pas le soninké ou bien le WOLOF.
Mettez vous à la place de ceux qui ont rédigé cette constitution, vous êtes autre que Hassanya, quel serait votre choix ?
C’est un travail d’artiste cette constitution, elle qui garantie l’égalité des citoyens par là revient pour donner une longueur d’avance aux « Arabes » de l’autre côté.
Si ce n’est pas de la discrimination, dites moi ce que c’est ?
La constitution qui est sensée garantir l’égalité entre les citoyens, revient pour créer les disparités.
Si le plus sacro-saint des documents officiels de la république présente des contradictions et du favoritisme, c’est tout a fait normal que le pays marche ainsi.
Je respecte la volonté du peuple, mais le referendum en général n’est pas l’expression du peuple, c’est la plus part des cas un jugement sur le pouvoir en place.
Posté le 29.06.2007 par verrithe
« I have a dream », ne vous trompez pas, ce n’est pas Martin Luther King qui parle, ni du Monseigneur Desmond TUTU, c’est moi-même DIAGANA Cheikhna dans la peau de M.L.K.
Ma situation est certes loin de celle des noirs américains d’antan ou des peuples noirs d’Afrique du sud au moment de l’apartheid, mais les ressemblances sont plus que troublantes.
Je rêve de voir une Mauritanie unie, unie au tour de l’intérêt supérieur de la nation.
Je rêve d’une Mauritanie ou les populations noires ( Pulaar, Haratines, Soninké et Wolof) auront toute leur place.
Je rêve d’une Mauritanie qui protège et couve tous ses enfants ;
Je rêve d’une Mauritanie où i n’y a plus de citoyens de seconde zone ;
Je rêve enfin d’une Mauritanie imputée de toute pratique raciste et esclavagiste.
Ce rêve est mu par le sentiment partagé par toutes les composantes negro-mauritaniennes, qui souffrent de leur sous représentativité dans toutes les sphères de l’Etat.
L’exemple le plus frappant, a été les nominations du gouvernement de Zeine, les SG, les conseillers, les directeurs de société nationales, le corps diplomatique etc
Le constat est que les places sont réservées aux maures blancs et quelques sièges pour les noirs, histoire de colorer un peu le tableau.
Ceux qui veulent se faire un idée peuvent jouer en recensant l’ensemble des hauts cadres (les ministres, le SG, les conseillers, les directeurs de société nationales, les ambassadeurs et consuls, les directeurs de projets etc), je suis sur que les statistiques seront encore plus alarmants que ce que je décri là.
SIDIOCA et sa bande, pour nous consoler après les nominations en cascade de Maures blancs, n’ont rien trouvé d’autre que de nommer une noire comme adjoint au secrétariat à la sécurité alimentaire, si ce n’est pas se foutre de la gueule des noirs, je ne sais pas ce que cala pourrait être appelé.
Que l’on soit noir ou blanc, sachons que ce pays ne peut jamais se développer en laissant en rade un pan de la population, seule une synergie des forces peut nous sauver et mettre le pays sur les rails du développement.
SIDIOCA, que ce qui passe dans votre tête pour cautionner et perpétuer les quotients préétablis par Ould Taya ? C’est ça votre solution pour prôner l’Unité nationale, c’est encore comme ça que vous comptez combattre les pratiques esclavagistes.
J’ai mal, mal parce que nos autorités n’ont pas encore compris que ce pays est multiethnique et multiracial.
Vous allez me dire que les cadres ne sont que des Maures blancs ?
Vous allez me dire que les noirs ne sont pas compétents ?
Chers amis ouvrez vos yeux, regarder autour de vous, ce pays est un patrimoine commun, il n’est pas un royaume des maures blancs.
Martin Luther King parlait de FREEDOM et moi aussi au nom de toutes les communautés noire mauritanienne je répète FREEDOM, FREEDOM.
Posté le 28.06.2007 par verrithe
Le chef de l’Etat dans sa feuille de route à l’intention du premier ministre parle de l’un des maux le mieux partagé par la société Mauritanienne, à savoir la corruption.
SIDIOCA parle de la moralisation de la vie publique en ces termes : « Vous aurez également à travailler activement pour la moralisation de la vie publique, en particulier par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de lutte contre la corruption, la promotion de la transparence financière et l’action déterminée des organes de contrôle de l’Etat. »
Cette cérémonie a été accompagnée de la déclaration de patrimoine de tous les ministres, ce qui est une bonne chose mais insuffisant.
La moralisation de la vie publique est un combat noble et je m’incline devant cette décision courageuse qu’a prise le chef de l’Etat.
Il serait aussi intéressant que les ministres exigent la même chose à leurs hauts cadres.
Moraliser la vie publique passe par un certains nombre d’action qui touchent l’ensemble des secteurs.
Reforme de la justice
Cet objectif ne peut être atteint, sans une reforme profonde de la justice. Les mesures idoines devraient être entreprises pour donner à la justice toute son Independence.
L’Independence de la justice à elle seule risque de ne pas suffire, si les éléments qui la composent eux même ne sont pas de bonne moralité.
Un travail de formation, de garde fous, et surtout de transparence devrait être entamé afin de doter nos magistrats d’une meilleure vision de la justice.
Reforme de l’Administration fiscale
L’Administration fiscale devrait être dotée des moyens financiers et matériels d’un côté, de la ressource humaine et les prérogatives législatives minimales afin de mener à bien sa tâche.
L’Administration fiscale devrait être en mesure de diligenter des enquêtes sur les revenus gagnés sans aucune référence commerciale ou industrielle.
Les moyens conséquents devraient lui permettre de procéder aux recoupements et de traquer ceux qui dissimuleraient les richesses.
Combien de fortunes non expliquées existent aujourd’hui sur notre sol, qui a été inquiété ou même demandé de l’origine de sa fortune.
On peut être lundi vendeur de poulet et le lendemain propriétaire d’une banque dans notre pays sans aucun risque de contrôle.
La moralisation de la vie publique doit commencer par l’interrogation des ces hauts cadres (nouveaux ou anciens) qui vivent dans le faste et l’insolence, ces opérateurs économiques sans références qui prennent en otage le pays.
Reforme du secteur bancaire
Le secteur bancaire joue un rôle important quand à la moralisation de la vie publique, de la transparence et de la traçabilité des transactions financières.
Au nom de la lutte contre le blanchiment d’argent, des nombreux pays ont entrepris des mesures drastiques pour réduire ces fléaux qui compromettent la bonne marche de nos économies nationales.
Notre pays à l’instar des autres pays de la sous région devrait penser à suivre le pas voir même en faire plus.
Les mesures légales pour interdire les achats et ventes hors circuits bancaires des montants supérieurs au million ou demi-million d’ouguiya seront d’un atout important pour renforcer le système bancaire et rendre visible les transactions financières.
Il faut en plus des mesures incitatives voir injonctives pour que l’essentiel de la monnaie et des transactions passe par le circuit financier institutionnel.
En retour les banques non seulement devrait se rapprocher de la population, elles devraient être attractives et crédibles.
En plus de ces secteurs clefs, beaucoup d’autres reformes sont à reformer.
De toutes les façons, ces mesures seront sans effets, si des aujourd’hui des mesures exemplaires ne sont pas prises.
Il y a déjà assez de revenus que nous ignorons leur provenance, chers autorités vous avez déjà de quoi tester votre volonté.
Il faut que les Mauritaniens voient des exemples de fermeté et la restauration de l’Etat de droit.
Vous devrez travailler à donner à la police une image bien plus meilleure que ce qui est la sienne aujourd’hui.
Le Mauritanien Lambda devrait s’apercevoir que grâce à votre boulot, que le coupable est sévèrement puni et la médiocrité est combattue.
Posté le 26.06.2007 par verrithe
Encore un sommet de l’Union Africaine qui se déroulera au Ghana, encore des beaux discours et encore des conflits de leadership et surtout encore de dépenses exorbitantes sur le dos du contribuable Africain.
Le combat d’unir l’Afrique est noble et j’en profite pour rendre hommage à ces grands hommes, à ces visionnaires, Cheikh Anta Diop, K. Nkrumah. Ces hommes qui ont voulu une Afrique réunifiée au moment ou les « pouvoiristes » se battaient pour avoir chacun son royaume.
Vu les défit et les combats communs qui nous attendent dans un monde ou l’atinté état est devenu minuscule voir incapable de résoudre les problèmes les plus élémentaires.
L’Union Africaine bat de l’aile, souffre d’un conflit de leadership. WADE, MBEKI, KHADAFI et OBASANJO se sont battu et combattu pour figurer en tête d’affiche.
Une situation qui ternit leur volonté et leur combat et surtout qui réduit la portée de leur action.
Après quelques années depuis sa création, qu’est ce que l’UA a fait pour rapprocher les peuples ?
La tâche est certes pharaonique, l’union européenne est là entrain de chercher son chemin.
Mais quel est le chemin parcouru depuis ?
Le constat est malheureusement amer, nous n’avons vu que des sommets, des réunions de haut cadre assortis de résolutions sans lendemain.
Ce que nous recommandons, c’est que l’union africaine soit celle des peuples et non un club de jet set présidentiel.
Que ce qui a changé entre les peuples, de la liberté de circulation des personnes et biens au rapprochement des peuples ?
Que ce qui a évolué sur les politiques économiques et les échanges sud-sud ?
L’union Africaine devrait penser à ériger des ponts entre les peuples et veiller à une harmonisation des politiques économiques (Industrie, commerce, agriculture, douane, fiscalité etc)
Si notre union ne restera que celle des présidents, cette journée fériée et chômée n’aura plus sa raison d’être surtout au moment ou l’Afrique a besoin de travailler deux fois plus que les autres pour sortir la tête de l’eau.
Posté le 25.06.2007 par verrithe
Les Déportés de 89, Les dessous d’un problème
Les langues de la postérité et les livres d’histoire officielle retiendront comme origine du conflit Sénégalo-mauritanien l’assassinat d’un cultivateur par un éleveur.
Depuis la nuit des temps, n’est ce pas que ce sont ces hommes qui se battent, se réconcilient car leur interdépendance entre (éleveur et agriculteur) est plus forte que ça.
Ce drame est venu à point nommé pour le gouvernement de l’époque pour sortir des tiroirs un plan mûrement conçu et réfléchi.
Nos dirigeants parlent dans toutes les occasions de ces refugiés que moi je préfère utilisé le mot « déporté » car ce de ça qu’il s’agit.
Le régime de Ould Taya a profité de cette occasion pour mettre en œuvre son projet de « blanchiment » de la Mauritanie, il a voulu faire traverser de l’autre côté de la rive les négro-Mauritaniens qui vivaient sur ces terres depuis la nuit des temps.
Ceux qui pensent que cette accusation est une invention de l’esprit, n’ont qu’à suivre un peu le raisonnement.
Deux ans plus tard, plusieurs centaines de soldats noirs sont accusés de fomenter un coup d’Etat, ces innocents torturés, humiliés, tués, bon nombres sont sortis infirmes, malades, castrés et d’autres purement et simplement radiés.
Si ce n’est pas de la purification ethnique, j’ai envie de savoir ce que c’est ?
Aucun détenu n’a été jugé, c’est ce qu’on appelle de l’arbitraire.
Dieu le tout puissant, celui qui a droit de vie et de mort sur nous
Voulez vous que nous passons une éponge sur cette histoire douloureuse, ou Ould Taya avait comme Dieu le dernier des criminel du monde moderne, Saddam Hussein, celui qui rêvait et œuvrer pour un grand monde arabe, d’arabe et pour les arabes.
Avez-vous suivi les reformes agraires sous les régimes de Ould Taya, à t-il fait une reforme agraire dans l’Adrar, dans les hodhs ?
C’est juste nos terres qui ont été donnée à des soit disant détenteurs de capitaux.
Et ça n’est rien d’autre que de l’expropriation de terre.
Une partie de la population déportée de force hors des frontières, ceux qui reste se sont vu leurs terres arrachées et données à des prophanes dans l’agriculture, les cultivateurs de la vallée du fleuve Sénégal sont laissés à eux même, sans aide, sans conseil et sans subvention.
Les hommes de tenue négro-africains réduits au néant, la population civile muselée.
Après ces atrocités vous voulez vraiment que l’on passe l’éponge ?
Et bien moi je dis nom, non pour ceux qui sont morts, non pour ceux qui ont souffert, non au nom de la Mauritanie, car elle ne sera digne que si elle arrive à défendre tous ses enfants, les nourrir et les protéger.
Non pour ceux qui continuent d’en souffrir, non pour les negro-Mauritaniens jusque là considérés comme des citoyens de seconde zone.
Nous ne voulons pas passer l’éponge mais nous pouvons pardonner et le pardon a des exigences sinon il ne peut être sincère.
Les Mauritaniens de tous bords ont besoin de savoir pourquoi et comment les choses se sont passé comme ça, quel était l’objectif poursuivi, nous avons besoin de situer les responsables et nous avons besoin aussi de la révision de ces reformes agraires factices.
Les générations à venir devraient être averties des conséquences de tels comportements.
Posté le 22.06.2007 par verrithe
Le retour du bâton
Ceux qui espéraient voir venir avec l’avènement de SIDIOCA une représentativité des autres communautés Mauritaniennes au sein de la haute sphère de l’Etat n’ont qu’a déchanter.
L’espoir aura duré le temps d’un muguet, nous avons eu droit a des nominations de façades.
Massoud au perchoir et BA Mbaré au Sénat, ça commence la et malheureusement ca s’arrête là aussi.
Que ce qui est arrivé à SIDIOCA ?
Je suis d’accord qu’on est président de tous les Mauritaniens et l’intérêt suprême de la nation prime sur ceux des partis et alliances.
SIDIOCA n’a-t-il pas été soutenu au deuxième tour par l’APP, le parti de Messoud ould Boulkheir ? SIDIOCA n’a-t-il pas fait un score plus qu’honorable dans la vallée du fleuve Sénégal, les anciens de ould TAYA, Négro-africains de surcroît n’ont-il pas soutenu SIDIOCA ?
Je m’indigne encore une fois de plus, que les reconnaissances vont tout droit à une seule ethnie.
Il faut oser le dire, car c’est plus qu’alarmant, on est en train de nommer à tour de bras des hauts cadres de l’Administration, des corps diplomatiques sous le nez et la barbe des Noirs.
Croyez vous que les Pulaars, Les Wolofs, Les Harratines et les Soninkés n’ont pas de cadres, ne disposent pas des hommes et femmes pouvant assurer des hautes fonctions ?
SIDIOCA n’a-t-il pas repris le même quotient ethnique que Ould TAYA ?
A quoi sert de vouloir ramener les refugiés politiques si leur droits ne sera pas respectés, s’ils seront considérés comme des sous-citoyens ?
A quoi ressemblera votre projet d’unité nationale, si vous ignorez tout bonnement que la Mauritanie est composée de HARATINE, de HASSANYA, de PULAAR, de WOLOF et de SONINKE.
Nous prions Dieu à ce que les anciennes méthodes de purification n’effleurent pas votre esprit, à la vitesse ou vont les choses, nous avons l’impression que nos autorités n’ont rien compris du 19 Avril.
On croyait que le pays sera gérer autrement, que les équilibres seront sauvés et que chaque composant se sentira Mauritanien à part entière considéré, consulté et représenté.
Je ‘impression que le président SIDI O/ Abdallah rentrera dans l’histoire pour deux choses :
- Le premier président élu après la transition.
- L’homme qui aura noyé les espoirs des Mauritaniens.
Posté le 21.06.2007 par verrithe
89 est-il la fin de l’histoire ?
Les autorités nouvellement intronisées ne cessent de réitérer leur volonté de faire revenir à la maison les citoyens à part entière déportés suite aux événements douloureux et insensés entre la Mauritanie et le Sénégal en 1989.
Ces hommes et femmes enlevés de force renvoyés loin de leur terre, de leur famille pour aller dans un pays qu’ils ne sont pas citoyens. Leur seule faute est d’avoir des parents de l’autre côté du Sénégal.
Résoudre la problématique de ces milliers de gens est en soit une action honorable et aucun Mauritanien ne doit ménager ses efforts pour l’aboutissement d’un tel projet.
A regarder de prés, on se rend compte que les racines du problème sont ailleurs.
La Mauritanie est et demeure un pays ou il y a un racisme ambiant de tous les jours, ou les préjugés des uns sur les autres prennent l’ascendant sur les raisons d’Etat et sa diversité.
Posons-nous la simple question de savoir, pourquoi la guerre Saharo-Mauritanienne n’a pas produits des rapatriements des peuples frontaliers ?
Je m’en félicite d’ailleurs, car c’est ne pas parce que nous avons des oncles et cousins Sahraouis que nous sommes aussi sahraouis.
Je croix que pour que cette action ne soit pas du saupoudrage, l’Etat devrait aussi voir le problème en entier, c’est-à-dire avant et après 89.
Combien de soldats negro-Mauritaniens ont été arrêté, torturé, et même morts.
Comme ceci ne suffisait pas ; combien d’entre eux se sont vu défaits de leurs tenues sans droit ni reconnaissance et même sans procès devant le tribunal militaire.
Ces gens qui ont pris le chemin de l’exil ne sont-ils pas des citoyens ?
Je veux que nous ayons une pensée pour ces hommes aussi et que l’on les remette dans leur droit.
Le problème des réfugiés est l’arbre qui cache la forêt.
Elle pose le problème de l’unité nationale, de la cohabitation entre les peuples, du sentiment d’être laisser pour compte et de manque de considération.
Chers autorités, c’est une occasion unique de profiter afin de mettre de l’ordre dans la maison.
Posté le 20.06.2007 par verrithe
Si le ridicule tuait dans ce pays ?
On se félicite même au coin du petit écran que la Mauritanie est en bon termes avec les institutions de Brettons Woods (FMI et la Banque Mondiale).
Après le scandale des faux chiffres, des malversations, on nous rassure que c’est bon maintenant et que l’histoire des mensonges d’Etat est derrière nous.
C’est une très bonne chose que l’on s’engage dans la transparence financière avec nous même et avec ces institutions, mais ce qui est ridicule dans cette histoire est que l’on s’en fou de ceux qui ont manigancé et fournit des faux chiffres et des faux documents.
Il y a eu mensonge d’Etat, Faute grave et le pays a subit des préjudices, à la fin qui paye ?
Vous avez compris personne ne paye pour cette faute.
Au contraire ils sont promus et remercier pour leur génie pour leur capacité a rouler dans la farine le temps d’un été le FMI et la banque mondiale.
Heureusement que le ridicule ne tue pas dans notre pays, si non le premier poste budgétaire de l’Etat aller être la construction des morgues et des cimetières.
Ce sont ces fossoyeurs qu’on présente comme des modèles, qui oseront donner des leçons de morale
" La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense, mais à penser tout ce que l'on dit. "
H. de Livry
Posté le 19.06.2007 par verrithe
La Mauritanie s’est retirée de la CEDEAO sans qu’aucune explication ne soit donnée aux mauritaniens d’un côté et des autres membres de la CEDEAO de l’autre.
Il est déplorable que dans un environnement mondialisé, ou l’entité Etat est devenu assez minuscule pour faire face aux problèmes, que la Mauritanie se repli sur soi même.
Au moment ou d’autres pays expriment leur envie d’intégrer la CEDEAO, le CEMAC qui se renforce, le Mercosur qui se bat pour renforcer ses acquis, L’union européenne qui cherche du renfort avec l’ouverture aux anciens pays de L’URSS, les Etats-Unis d’Amérique qui tisse des alliances et des accords de libres échanges à tour de bras, et bien c’est en ce moment précis qu’a choisi nos dirigeants pour tourner le dos à la Cedeao.
Au lieu de s’intégrer d’avantage et même taper à la porte de L’UEMOA, on est sorti purement et simplement.
L’efficacité des organismes sous régionales est plus grande que celles continentales ou mondiales.
En effet, la Mauritanie a plus de simplicité et de facilités (Culturelles, géographique) pour négocier avec le Sénégal, le Mali que l’Afrique du Sud , le Nigeria ou le Zimbabwe.
Il n’y a pas d’élément de substitution à la sortie de la CEDEAO, si c’est le Maghreb nous sommes membre et nous le resterons surement malgré ce qu’est l’union du Maghreb Arabe.
Il est temps que nos autorités fassent la part des choses, un encrage dans l’environnement ouest Africain est un préalable au développement de notre pays et il jouera économiquement et politiquement sont rôle de trait d’union entre le monde Arabe et négro-africain.
En guise d’exemple, la Mauritanie est depuis peu exportateur de pétrole, elle ne dispose pas de raffinerie de pétrole, vu les niveaux de l‘exploitation et les prévisions à l’heure actuelle, ne permettent en aucun cas la création d’une raffinerie de pétrole.
Dans la sous région, le Sénégal, La côte d’Ivoire et le Togo disposent des raffineries de pétroles. Vous imaginez le gain que peut engendrer une synergie des forces juste pour ce secteur et les dividendes que peuvent cueillir les populations.
IL est temps que nous envisageons un développement sous régional, au lieu de s’isoler pour des raisons politiciennes.
Cher président, oubliez les calculs politiques, pensez à notre environnement géographique, géopolitique et culturelle, pensez au rôle plus qu’important des organismes sous régionaux dont la CEDEAO et L’UEMOA font partie des plus efficaces.