Les contradictions de la constitution qui nous est si chère.
La constitution nouvellement votée par voie référendaire sous le régime de la transition en son article premier stipule que : « La Mauritanie est une République Islamique, indivisible, démocratique et sociale.
La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi.
Toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique est punie par la loi ».
Avant d’ajouter plus loin à L’Article 5 : « L’Islam est la religion du peuple et de l’Etat ».
Article 23 : Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il est de religion musulmane.
C’est encore cette même constitution qui prétend défendre les libertés individuelles et les libertés de pensées et d’opinion en son Article 10 : « L’Etat garantit à tous les citoyens les libertés publiques et individuelles notamment :
• la liberté de circuler et de s’établir dans toutes les parties du territoire de la République ;
• la liberté d’entrer et de sortir du territoire national ;
• la liberté d’opinion et de pensée ;
• la liberté d’expression ;
• la liberté de réunion ;
• la liberté d’association et la liberté d’adhérer à toute organisation politique ou syndicale de leur choix ;
• la liberté du commerce et de l’industrie ;
• la liberté de création intellectuelle, artistique et scientifique ;
La liberté ne peut être limitée que par la loi ».
Le Mauritanien en général et le président en particulier ont-il alors la liberté de pensée et d’opinion ? La religion n’est-elle pas liée à l’opinion ?
Les convictions sont à la base de toute croyance qu’elles soient religieuses ou pas.
Les insuffisances de cette constitution est que le peuple, et les institutions qui veillent au fonctionnement et à l’application des lois ne sont pas capables de nous dire qui est ou non musulman.
Tout ce que je sais, il suffirait que le locataire du palais n’arbore pas la croix sur sa poitrine, et les fétiches dans tous les coins du salon et se présente à une prière de vendredi par mois pour paraître musulman.
Je suis musulman avec fierté mais je pense que l’Etat n’a pas de religion, l’Etat est composée d’une communauté hétéroclite, d’un ensemble d’individu et autant d’opinion.
La contradiction est encore plus forte que l’on refuse la création d’un parti politique d’obédience islamique dans un Etat qui se décrit comme Islamique et L’islam, la religion de l’Etat.
Si ces écrits émanaient d’une réelle volonté, si leur essence n’était pas de l’hypocrisie, un parti islamique serait le bien venu et même encouragé.
Cette même constitution à la fin de son article premier dit ceci : « …. La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi.
Toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique est punie par la loi ».
Chers amis ce paragraphe de notre constitution m’est trop cher, je ne peux pas lire et passer, il me faut encore le relire, car c’est un bijou, quand à son application, allez savoir.
Un peu plus loin encore on parle de l’égalités des Mauritaniens devant la loi en ces termes :Article 12 : « Tous les citoyens peuvent accéder aux fonctions et emplois publics sans autres conditions que celles fixées par la loi ».
Au milieu de ces deux articles (1 et 12), notre constitution cède au parti pris des hommes comme. Vous pouvez le lire vous-même en son Article 6 : « Les langues nationales sont : l’Arabe, le Poulaar, le Soninké et le Wolof. La langue officielle est l’Arabe ».
La langue officielle est l’Arabe, quelle génie, en quoi le poulaar ne peut pas être une langue officielle, pourquoi pas le soninké ou bien le WOLOF.
Mettez vous à la place de ceux qui ont rédigé cette constitution, vous êtes autre que Hassanya, quel serait votre choix ?
C’est un travail d’artiste cette constitution, elle qui garantie l’égalité des citoyens par là revient pour donner une longueur d’avance aux « Arabes » de l’autre côté.
Si ce n’est pas de la discrimination, dites moi ce que c’est ?
La constitution qui est sensée garantir l’égalité entre les citoyens, revient pour créer les disparités.
Si le plus sacro-saint des documents officiels de la république présente des contradictions et du favoritisme, c’est tout a fait normal que le pays marche ainsi.
Je respecte la volonté du peuple, mais le referendum en général n’est pas l’expression du peuple, c’est la plus part des cas un jugement sur le pouvoir en place.