Posté le 12.07.2007 par verrithe
La Mauritanie comme bon nombre de pays Africains ou en voie de développement investissent dans l’éducation plus que tous les postes budgétaire.
Malheureusement ce secteur plus qu’important, reste le plus mal doté dans notre pays.
L’Education couvre tous les niveaux, de la maternelle à l’université en passant par le fondamental, les écoles professionnelles et de perfectionnement.
L’éducation nationale du fait qu’elle soit budgétivore n’est pas un mal en soit, c’est le paradoxe qui est inquiétant.
Qui est qui connaît sur notre sol, de F’derick à Rosso, ou de Nouakchott à Néma un seul établissement scolaire digne de ce nom.
Cette situation est plus qu’anormale, c’est une catastrophe, car l’avenir de notre pays en dépend.
Ou est passé les fonds alloués à ce secteur depuis l’Independence et le comble est que la qualité décroit au moment ou le budget accroît.
Que ce que nous avons :
Des écoles sans clôtures, sans tables bancs, sans enseignants souvent même sans tableau noir ou de craie.
On ne s’occupe pas de la petite enfance pour libérer les parents.
L’université délabrée, les formations ne sont pas adéquates avec le besoin du marché,
La qualité de l’enseignement est connue et reconnue médiocre par tous les acteurs.
Les étudiants sont dans les plus mauvaises conditions, sans bourses pour la lus part, sans un espace propice à la réussite scolaire (Campus, cité estudiantine etc)
Bon nombre d’entre eux sont obligés de louer des chambres dans les quartiers périphériques ou les conditions d’études ne sont pas les meilleures.
Et même les écoles privées, malgré que les parents payent assez cher, leurs enfants étudient dans des conditions plus qu’inhumaines.
Il est temps que le gouvernement en place fait un temps d’arrêt et scrute la problématique de l’éducation nationale.
- Les enfants à bas âges devraient être prises en charges, les jardins d’enfants seront le bien venu pour canaliser ces enfants et libérer du temps pour les parents afin de travailler davantage et en toute sérénité.
- Les ecoles primaires et fondamentales ont le droit de retrouver leur dignité et toute leur place dans la politique d’éducation du pays.
Un programme moderne, des enseignants correctement formés et en nombre suffisant.
- Les écoles de formation professionnelles ont leur place dans une économie en voie de développement pour répondre aux besoins du pays en main-d’œuvre qualifiée et résorber le chômage.
-Les formations universitaires devraient être en adéquation avec le secteur professionnel, il ne sert à rien de former des bucherons alors que nous avons besoin de cordonnier.
Les entreprises devraient faire leur entrée dans la formation pour mieux réorienter les futurs cadres.
L’état de son côté a l’obligation de repenser l’éducation sinon vu la vitesse de dégradation, rester à la maison pour s’occuper des champs, des troupeaux ou faire le ménage serait plus rentable.
Il est plus que temps, de penser à la formation des formateurs (Enseignants), les enseignants devraient avoir le niveau requis et la formation adéquate avant de se pointer devant les élèves.
Aujourd’hui aucun diplôme Mauritanien n’a de valeur sur le marché du travail.
On n’exige pas que tout soit bon et tout de suite, mais de fournir des efforts pour être les meilleurs parmi les secteurs prioritaires pour les pays.
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Posté le 12.07.2007 par verrithe
La Mauritanie comme bon nombre de pays Africains ou en voie de développement investissent dans l’éducation plus que tous les postes budgétaire.
Malheureusement ce secteur plus qu’important, reste le plus mal doté dans notre pays.
L’Education couvre tous les niveaux, de la maternelle à l’université en passant par le fondamental, les écoles professionnelles et de perfectionnement.
L’éducation nationale du fait qu’elle soit budgétivore n’est pas un mal en soit, c’est le paradoxe qui est inquiétant.
Qui est qui connaît sur notre sol, de F’derick à Rosso, ou de Nouakchott à Néma un seul établissement scolaire digne de ce nom.
Cette situation est plus qu’anormale, c’est une catastrophe, car l’avenir de notre pays en dépend.
Ou est passé les fonds alloués à ce secteur depuis l’Independence et le comble est que la qualité décroit au moment ou le budget accroît.
Que ce que nous avons :
Des écoles sans clôtures, sans tables bancs, sans enseignants souvent même sans tableau noir ou de craie.
On ne s’occupe pas de la petite enfance pour libérer les parents.
L’université délabrée, les formations ne sont pas adéquates avec le besoin du marché,
La qualité de l’enseignement est connue et reconnue médiocre par tous les acteurs.
Les étudiants sont dans les plus mauvaises conditions, sans bourses pour la lus part, sans un espace propice à la réussite scolaire (Campus, cité estudiantine etc)
Bon nombre d’entre eux sont obligés de louer des chambres dans les quartiers périphériques ou les conditions d’études ne sont pas les meilleures.
Et même les écoles privées, malgré que les parents payent assez cher, leurs enfants étudient dans des conditions plus qu’inhumaines.
Il est temps que le gouvernement en place fait un temps d’arrêt et scrute la problématique de l’éducation nationale.
- Les enfants à bas âges devraient être prises en charges, les jardins d’enfants seront le bien venu pour canaliser ces enfants et libérer du temps pour les parents afin de travailler davantage et en toute sérénité.
- Les ecoles primaires et fondamentales ont le droit de retrouver leur dignité et toute leur place dans la politique d’éducation du pays.
Un programme moderne, des enseignants correctement formés et en nombre suffisant.
- Les écoles de formation professionnelles ont leur place dans une économie en voie de développement pour répondre aux besoins du pays en main-d’œuvre qualifiée et résorber le chômage.
-Les formations universitaires devraient être en adéquation avec le secteur professionnel, il ne sert à rien de former des bucherons alors que nous avons besoin de cordonnier.
Les entreprises devraient faire leur entrée dans la formation pour mieux réorienter les futurs cadres.
L’état de son côté a l’obligation de repenser l’éducation sinon vu la vitesse de dégradation, rester à la maison pour s’occuper des champs, des troupeaux ou faire le ménage serait plus rentable.
Il est plus que temps, de penser à la formation des formateurs (Enseignants), les enseignants devraient avoir le niveau requis et la formation adéquate avant de se pointer devant les élèves.
Aujourd’hui aucun diplôme Mauritanien n’a de valeur sur le marché du travail.
On n’exige pas que tout soit bon et tout de suite, mais de fournir des efforts pour être les meilleurs parmi les secteurs prioritaires pour les pays.
Posté le 11.07.2007 par verrithe
Les extrêmes sont à combattre
Le nouveau président de la république s’est engagé dans la voie de la réconciliation nationale.
Pour se faire, il a eu le courage de reconnaître la responsabilité de l’Etat pour les crimes commis pendent les années de la honte. Il continue de réaffirmer son engagement et sa détermination pour faire revenir les déportés de 89.
C’est un acte parmi tant d’autre pour instaurer de manière définitive et irréversible la paix dans les cœurs et l’unité nationale.
Face à ce défit, les autorités en place ont aussi comme adversaires, les extrémistes, ceux qui veulent que du « tout hassanya » d’un coté et de l’autre du « tout négro-africain ».
Il est temps que les Mauritaniens comprennent que ce pays est multiethnique et multiracial.
Des crimes politiques ont été commis, et l’unité nationale à pris un sacré coup.
Si aujourd’hui on veut s’engager sur la voie du développement et de la prospérité, la haine, la rancune, le mensonge et la calomnie devraient laisser la place à la raison.
La raison veut que nous vivions ensemble en frères et sœurs, en citoyen, dans le respect de l’autre.
La raison veut que nous passions l’intérêt du pays au devant des intérêts stricto-personnel.
La raison veut qu’au nom de l’amour pour notre pays, que nous réglons nos différents de manière responsable et civilisée.
Je dirai aux extrêmes de tous les bords, que le temps est venu de voir la vérité en face et de mettre un peu « d’eau dans leur thé ».
Il est temps de se rendre compte de l’aspiration du peuple de vivre dans un pays paisible, de droit de démocratie.
Ils ont enfin besoins d’accepter l’autre et ils ont encore besoin d’être accepté et respectés par les autres.
Le pays à déjà largement souffert des pratiques ethniques, tribales et régionales.
Ceux qui ont peur de la démocratie, du partage, du pardon, de la justice, de la réconciliation, en se dressant sur le chemin de ceux qui veulent avancer et faire avancer les choses, ils nous sortent des thèses infondées et indéfendables n’ont qu’à savoir que les langues de la postérité les prendront coupables de l’éventuel échec de l’unité nationale.
Et le jour ou ce pays arrivera a unir ses enfants, ils seront mis au banc de la société car ils se sont déclarés à visage découvert comme étant les ennemis de la patrie.
Ce pays a souffert des exactions extrajudiciaires, ce pays en a marre de l’arbitraire, ce pays et son peuple sont divisés et subdivisés. Les anciennes autorités de ce pays ont travaillé pendent plus de 40 ans pour le déconstruire et alors vous vous rendez compte que la tâche est pharaonique, mais pas impossible.
De grâce, au nom de ce qui ont souffert et qui continuent de souffrir, si vous ne pouvez pas mettre rajouter votre pierre à l’édifice, au moins taisez vous.
On vous demande de vous taire parce que nous sommes persuadés que vous êtes malheureusement écoutés, on vous demande de vous taire parce que vous avez le verbe facile et finalement ont vous exige le silence parce que déconstruire est dix milles fois plus facile que de construire.
J’appelle toute la population, de prendre conscience que notre unité ne viendra pas de l’extrémisme, du repli sur soit, mais de l’ouverture et de l’acceptation de l’autre.
Posté le 10.07.2007 par verrithe
Les Mauritaniens ont tout entendu, de la feuille de route du chef de l’Etat à la déclaration de politique générale du chef de gouvernement.
Le constat est sans contestation, Zeine veux un gouvernement de mission.
Quelques projets vedettes comme ceux de l’unité nationale, et le retour des déportés dans les meilleurs délais ont retenu l’attention des Mauritaniens.
Je confirme que ces projets sont louables et méritent une attention particulière.
Ce qui a retenu l’attention de votre serviteur concerne les non dits.
La ville ou le « méga-bourg »de Nouakchott a besoin d’un réseau de transport urbain performant, comme toute grande agglomération soucieuse de la mobilité des populations.
L’Etat des lieux et plus que déplorable, Rejoindre un point à l’autre au niveau de notre capitale est plus pénible qu’un parcours de combattant. Les acrobaties entre les taxis surchargés, les minibus qui sont transformés en cercueils mobiles.
Sortir de chez soit à Nouakchott, sans voiture est aujourd’hui source de stress, le coût du transport auquel s’ajoute le traitement inhumain fourni par les professionnels du secteur sont autant de causes qui rendent notre capitale invivable et accentue le mal vivre.
Le transport public est partie intégrante des domaines d’intervention de l’Etat, si par ailleurs on veut relever le pouvoir d’achat des Mauritaniens, il faut penser à mettre en place une société de transport urbain et interurbain.
Une structure qui desservira la plus grande partie de la capitale pour le bonheur des usagers de la route.
Que vaut aujourd’hui le coût du transport si l’on n’a pas de voiture et que l’on vient prendre son repas de midi avec madame ou monsieur à la maison. Sans compter le transport des enfants etc.
Suivez mon calcul (qui est bien sur minimal) : 800 UM Fois 20 jours = 16 000 UM par mois au moment ou le smic est fixé à 21 000.
16 000 c’est juste le transport pour avoir droit aux 21 000.
Cher président, Je croix qu’avec une structure qui se chargera du transport public, vous allez rendre un service énorme à la communauté.
Les avantages sont aussi énormes, une circulation plus fluide, une baisse des coûts du transport.
Il est temps que nos gouvernants aient dans leur ligne de mire, le pouvoir d’achat du consommateur.
Les augmentations de salaires prises isolement n’auront aucunement l’effet escompté si les mesures d’accompagnement ne sont pas prises pour les charges courantes de la société.
Posté le 09.07.2007 par verrithe
L’Unité nationale, le retour des déportés et la question de la reforme foncière.
A première vue, ces trois sujets semblent complètements disjoints, mais pour qui connaît ne ce reste qu’un peu l’histoire récente et peu glorieuse de la Mauritanie, les interdépendances deviennent alors plus qu’évidentes.
Les différentes reformes de la terre entreprises depuis les années 80 ont dressé des populations contre les autres. Ce qui a eu comme conséquence qu’une frange importante de la société est devenue citoyen de seconde zone.
A cela s’est ajoutée l’envie de récupérer les terres arables de la vallée du fleuve Sénégal aux profits des citoyens initialement installés au nord du pays pourchassés par la sécheresse qui frappa le pays depuis les années 70
Le malheureux conflit qui opposa des éleveurs aux agriculteurs, aboutit en une bataille rangée entre la Mauritanie et la Sénégal ayant comme conséquence le rapatriement des populations de part et d’autre côté du fleuve.
Les terres fertiles de la rive Mauritanienne du fleuve Sénégal, objet de toutes les convoitises, la pression démographique sur ces terres est de plus en plus forte depuis la sécheresse de 1972.
A cette convoitise s’ajoute la mise sur pied de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Ce programme a permis la construction de deux barrages, celui de DIAMA (anti sel) qui permet d’éviter la salinisation du fleuve et le barrage hydroélectrique sur le Bafing au Mali achevés respectivement en 1986 et en 1989. cette structure visait à la régulation du débit du fleuve, à la production hydro-électrique, à l’aménagement de la voie fluviale et surtout à l’irrigation. La région de la vallée du fleuve en Mauritanie fait l’objet de pressions foncières très importantes
Cette zone composée de quatre régions (le Brakna, le Guidimaka, le Gorgol et le
Trarza) l’est en majorité par les populations négro-africaines.
Le gouvernement Mauritanien adopte une ordonnance n° 83127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale et modifiant celle de 1960. Ce texte assez novateur est entaché par une orientation politique sous couvert des objectifs de développement économique et de la justice sociale.
Le slogan « la terre appartient à ceux qui l’exploite » a profité aux autorités de l’époque pour mette en place leur entreprise d’expropriation des terres de la rive droite du fleuve.
Ces terres jadis sous une exploitation traditionnelle et coutumière ou les terres appartiennent à une famille, une lignée et non une personne, se sont vu déposséder des terres au nom de la reforme foncière et par la force de la loi.
Une situation qui avait été constatée d'ailleurs par l'Agence française de développement dans un article publié dans son numéro 588 du 16-22 octobre 2000 : «Le fleuve Sénégal : la rive mauritanienne en voie de colonisation : sur la rive mauritanienne du Sénégal habitée traditionnellement par les Noirs, les Maures blancs ont afflué et créé de nouveaux villages. Depuis la réforme foncière domaniale et foncière de 1983, des milliers d'hectares leur ont été attribués. Ils ont aussi pris en main l'administration et certains conseils municipaux. L'amertume est grande chez les autochtones qui ont l'impression de vivre une nouvelle colonisation » .
Une situation qui rappelle avec beaucoup d'intérêt pour les Africains de Mauritanie ce qui s'est passé au Kurdistan irakien sous le régime arabe chauvin de Saddam Hussein qui, dans le cadre de sa campagne d'arabisation de cette partie du Nord de l'Irak, faisait confisquer les terres de culture et les biens immobiliers des familles kurdes qui sont ensuite chassées de leurs villages pour être remplacées par des familles arabes pauvres déménagées depuis la région de Bassorah, dans le sud de l'Irak.
Je suis persuadé que vous trouvez là de similitudes surtout quand vous pensez aux milliers de missionnaires militaires Irakiens qui séjournaient dans le pays et l’allégeance de Ould Taya au Rais Irakien
1) Les grands principes de la loi foncière de 1983 sont les suivants :
- La terre appartient à la Nation. (Article 1)
- Tout citoyen peut en devenir propriétaire à condition de la mettre en valeur. L’Etat reconnaît la propriété privée qui doit conformément à la Charia, contribuer au développement économique et social du pays. (Article 2)
-Tout droit de propriété qui ne rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante. (article4)
-Les droits collectifs légitimement acquis antérieurement, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation. (Article 5)
-L’individualisation est de droit. A défaut d’accord, et si l’ordre social l’exige, les opérations de redistribution seront réalisées par l’administration. (Article 6)
-Les actions foncières collectives sont irrecevables en justice. (Article 7)
-Toute forme d’affermage non conforme à la loi islamique est interdite. (Article 8)
-Les terres mortes sont la propriété de l’Etat. Ces terres mortes sont définies comme n’ayant jamais été mises en valeur ou dont la mise en valeur n’a plus laissé de traces évidentes. L’extinction du droit de propriété par l’« indirass »est opposable aussi bien au propriétaire initial qu’à ses ayants droits et ne s’applique cependant pas aux terres immatriculées.(article 9)
-Les tribunaux doivent se déclarer incompétents toutes les fois que la revendication porte sur une terre domaniale. (Article 16)
Le juge des contestations doit se limiter à dire si une terre est domaniale ou pas. Défense lui est faite dans ce dernier cas de se prononcer sur le droit de propriété et d’en désigner, même indirectement, un titulaire. (Article 18)
-Afin d’accéder à la propriété d’une terre domaniale, il faut obtenir au préalable une concession : celle-ci ne devient définitive et n’emporte transfert de propriété qu’après mise en valeur aux conditions imposées par le cahier des charges et, s’il y a lieu, par l’acte de concession. (Articles 12 et 13)
-Le droit de propriété ne peut empêcher la réalisation d’un projet d’intérêt national ou régional (article 21)
-Le régime juridique de la propriété foncière demeure fixé par la
Charia pour tout ce qui n’a pas été réglé par la présente ordonnance. (Article 27)
Plus tard, les dispositions de l’ordonnance de 1983 entraînent l’abolition des droits
Coutumiers et collectifs et favorisent le développement de la propriété sous la forme de concessions temporaires.
Si cette reforme agraire était objectif, son application et sa validité concernera toute l’étendue du territoire national.
Vous constaterez avec moi que les décrets d’application de 1990 et 2000 sont venus renforcer celui de 1983 suite au processus de décentralisation entamée en 1986. Dans la même année est crée le bureau des affaires foncières rattaché au ministère du développement rural qui a pour objectif l’élaboration du plan foncier et de la sensibilisation des populations, du contrôle de la mise en valeur de la réalisation d’une cartographie de base dans la vallée et a ouvert en 1990 trois bureaux régionaux. A Rosso, Kaédi et Boghé, ce qui témoigne de l’orientation donnée a cette reforme.
A la place des chefs coutumiers, l’ordre est donné aux préfets (Hakem), gouverneurs (Wali)et au ministre de l’intérieur suivant la superficie pour la distribution des terres.
C’est ainsi que le bal est ouvert à tous les abus, les confiscations de terres par les autorités locales au profit des leurs parent et amis détenteurs de capitaux et qui n’ont aucune expérience en agriculture. Un panorama de la zone de Trarza vous édifiera sur l’étendue de ces abus.
La question du l’unité nationale, du retour des refugiés sont intimement liées à celle de la reforme agraire.
Cette dernière est plus que nécessaire pour assurer un jour l’autosuffisance alimentaire, mais elle a aussi l’impératif d’être objectif, de respecter le droit des autochtones.
Posté le 06.07.2007 par verrithe
Sur plus de 30 000 candidats au baccalauréat seuls 2000 ont réussi, ce qui nous fait un taux de réussite de 6,66 % à la première session.
De ces résultats plus que catastrophiques, nous sommes amenés à nous pencher sue la problématique l’éducation nationale.
Un taux d’admission si faible ne s’explique pas par le manque de nos petits frères et sœurs pour cette épreuve, au contraire c’est avec seulement le bac que l’on peut envisager une vie meilleure sous nos cieux.
A quoi est donc due cette déconvenue ?
Surement la faute au système éducatif de la base au sommet.
Qui sont nos enseignants ?
Des hommes et femmes qui ont à peine leur BEPC en poche sont formés en catimini (45 à 90 jours) avant d’être éparpillés dans les quatre coins du pays.
Les écoles ressemblent à tout sauf un lieu d’éducation, il ne faut pas chercher de table banc, de craie, les enfants sont pendus au va-et-vient de l’instituteur qui s’occupe de son petit commerce (taxi, boutique, etc).
Même si notre cher enseignant est omniprésent, la valeur ajoutée est proche du néant car il n’a aucun bagage et surtout est dépourvu de pédagogie.
Comment voulez vous que des enseignants dépourvus de toute science de communication transforment nos enfants en bon élève.
Ce taux qui frôle avec la catastrophe devrait pousser les autorités politiques à revoir le système éducatif de notre pays.
Il est temps que les politiques d’éducations s’affranchissent des calculs politiques.
Il est temps que l’on choisisse un chemin d’espoir pour notre pays.
Posté le 05.07.2007 par verrithe
Après l’annonce du chef de l’Etat de faire venir les déportés Mauritaniens suite aux événements malheureux de 1989 et la prise des mesures draconiennes pour lutter contre l’esclavage. Aussitôt les oiseaux de mauvais augures sont rentrés dans la danse, le diable est encore là, et utilise la voix de cet organe de presse pour jeter de l’huile sur le feu.
Ceux qui ont conduit à ce massacre, après 20 ans n’ont encore pas réalisé encore le tort qu’ils ont fait subir à des milliers d’innocents.
Nos amis qui ont eu le courage de sortir de leur plume ce torchon ne sont pas surement conscients du gâchis qu’a couté cet événement où Mauritaniens et Sénégalais se sont massacrés comme des moutons de tabaski.
Je vous rappelle que nous Mauritaniens, et négro-Mauritaniens en plus, nous n’avons pas apprécié ce conflit pour deux raisons :
- Nos compatriotes ont été tués, lynchés et dépossédés de leurs biens.
- Nos compatriotes et frères ont été déportés sous prétexte qu’ils sont sénégalais par nos propres autorités.
Chers amis je vous demande une fois de plus de vous renseigner sur l’origine de la décision entre les deux gouvernements pour rapatrier les ressortissants.
Je profite pour dévoiler les thèses qui vous inspirent , vous les extrêmes et ignorants de votre histoire, on a rien contre les maures, mais les extrémistes oui : « Du point de vue de cette construction idéologique qui est devenue une idéologie d'Etat dans la pratique, la rive droite du fleuve Sénégal fait partie intégrante de «l'espace arabe» qui a été occupée par des populations non arabes à la faveur de la colonisation, d'où la thèse de la «Terra Nullis» qui veut que ce territoire qui forme aujourd'hui la Mauritanie était vide de peuplement humain avant l'arrivée des Arabes Beni Hassan à la fin du XVIème siècle et au début du XVIIème [Thèse reprise par un des dirigeants nationalistes Bîdhân Ahmed El Wâvi invité par la télévision privée qatarie Al JAZEERA dans l'émission «Dayfoun wa quadhyah » qui a été captée dans le monde entier].
Dans son numéro 129 du mois d'avril 1969, le mensuel Watan al Arabi développait des théories sur la pureté raciale de l'«espace mauritanien» dans lequel ne doit vivre que l'«homo mauritanicus» identifié à l'Arabe. Des photos de Bîdhân (hommes «blancs») et de Bîdhâniya (femmes «blanches») sont produites dans ce numéro avec des légendes précisant que ces femmes et ces hommes «blancs» représentaient l' «authentique» population de la Mauritanie à vocation «arabo-musulmane». Toujours dans le même numéro, sont publiées des photos des pirogues remplies d'Africains Noirs traversant le fleuve Sénégal. On lance alors un appel pour que ce morceau de la «patrie arabe» (Watan al Arabi), la Mauritanie, sauvegarde sa «pureté arabe» face à cette «al ihtilal al zounji» («invasion noire». Ce pays est alors assimilée à la Palestine, d'où l'appellation de «Seconde Palestine» qu'on lui donne. Les Bîdhân, sont désignés par cette idéologie sous le vocable de «Palestiniens» et les Noirs non arabes vivant dans le pays de «Juifs» qu'il faut refouler sur la rive sénégalaise »
Les terres de la vallée du Sénégal : question nationale et enjeux fonciers
par Ibrahima Abou Sall
« Les réfugiés, s’il en existe vraiment », Qui oserait nier l’existence des déportés Mauritaniens sur le sol Sénégalais ou Malien, si ce n’est les nostalgiques de la politique de blanchiment « ou de beïdanisation » de la rive droite du fleuve Sénégal.
Ces hommes et femmes qui pensent que la Mauritanie est beïdane et devrait se débarrasser de ses populations Africaines et noires.
Est-ce que ce n’est pas vous qui avaient dressé nos frères harratines pour faire le sal boulot au moment des années de braise.
Comme vous le dites si bien : « En organisant le retour de ces soi-disant réfugiés – on parle de près de 100.000 Négro-africains – les autorités mauritaniennes soumettent le pays à un envahissement dont les premières victimes seront les populations autochtones (Arabes) qui vivent sur la Vallée et qui ont été les premières à avoir pris les armes pour défendre nos frontières. Sans doute que le retour de ces soi-disant réfugiés risquent de mettre, à nouveau, le feu aux poudres et de créer un malaise encore plus grand que celui que le pays a connu en 89-91 ».
Si la justice dans ce pays existe et qu’elle se veut impartiale, les auteurs de cet article et ceux qui leur servent de tribune devrait être poursuivis et punis pour incitation à la haine raciale et tentative de déstabilisation du pays.
Je me demande que ce qui a pu passer dans votre tête pour annoncer sur la place publique que les autochtones de la vallée du fleuve Sénégal sont les beïdanes (Les arabes : comme tu aimerais bien qu’on t’apelle arabe).
Croyez vous que l’histoire a commencé avec la politique d’envahissement et d’expropriation des terres de la vallée du fleuve Sénégal, de XaaraXooro en passant par le fallemmé par les régimes Baas, nasséristes et j’en passe.
Si vous êtes un profane de l’histoire, il serait mieux de vous taire que de travestir le passé.
En parlant de rapport de force nettement désavantageux pour les négro-africains, chers amis et compatriotes, vous confirmez par là les thèses connues de tous de rendre encore ce rapport nul, c'est-à-dire tuer ou déporter ailleurs tous ceux qui ne sont pas beïdanes (Poulaar, Soninké, Wolof etc).
Vous confirmez que si c’était à refaire, vous n’aurez sans regret de rouvrir Walata, que vous êtes prêts a utiliser les chambres à gaz pour les négro-africains dans ce pays et que vous croyez à la supériorité de la race arabe (dont vous vous réclamer) sur les autres.
Vous utilisez le terme nazi de « vrai Mauritanien », à mon humble avis on est Mauritanien ou non, que l’on soit descendant de berbère, ou de négro-africain.
« Les vrais Mauritaniens ne resteront pas les bras croisés face à ces envahisseurs dont le seul souci est de piller nos richesses en vue de les transférer outre frontière, comme ils savent si bien le faire ».
Auriez vous souhaité que l’on vous envoie au Sahara durant cette sale guerre sous prétexte que vous avez des cousins de l’autre côté ?
Sachez qu’a part les esprits tordus comme vous, aucun être humain de surcroît un musulman ne se réjouisse du massacre d’un autre être humain.
Nous savons eu de la peine suite au massacre des Mauritaniens au Sénégal et nous ne souhaitons pas que cela se reproduise.
A vous lire, vous ne cachez pas votre désir de revivre 89 et de tuer a coup de gourdin les négro-Mauritaniens.
Personne sur terre, ne fustige la communauté Maure, on combat des extrémistes comme vous, une espèce qui menace l’existence de l’humanité et la quiétude de la vie sur terre.
On combat des gens comme vous, ceux qui croient à la supériorité d’une race sur les autres, ceux qui se croient investis d’une mission d’éradication des Africains sur leur sol.
La Mauritanie a fait assez de progrès sur le plan démocratique, mais si vous osez affirmer que c’est une grande première en Afrique que le perdant félicite le vainqueur, je me demande si vous connaissez une fois encore l’histoire récente de ce continent.
Pardon, j’au oublié votre mental, vous croyez que l’Afrique se résume au Maghreb et là vous avez raison, c’est donc une grande première suivant votre hypothèse.
Votre humble serviteur que je suis a préféré vous faire lire le torchon de ces gens sans vergogne dépourvu de tout respect vis-à-vis de la vie humaine et de sa diversité.
Mais je vous demande d’utiliser ce produit avec les gants à la main car il montre jusqu’ou l’être humain peut descendre aussi bas.
Journal Houmoum-Ennass
- Les réfugiés, s’il en existe vraiment , sont aujourd’hui le seul débat qui anime les discussions de salons dans notre pays ! A peine installé, le nouveau pouvoir a promis de nous ramener des milliers de Sénégalais qui, le manque d’état-civil aidant dans le passé, avaient fait de la Mauritanie, leur seconde patrie. Une patrie de prédilection qu’ils pillaient, volaient et, lors des événements de 89, avaient mis à feu et à sang.
En organisant le retour de ces soi-disant réfugiés – on parle de près de 100.000 Négro-Africains – les autorités mauritaniennes soumettent le pays à un envahissement dont les premières victimes seront les populations autochtones (Arabes) qui vivent sur la Vallée et qui ont été les premières à avoir pris les armes pour défendre nos frontières. Sans doute que le retour de ces soi-disant réfugiés risquent de mettre, à nouveau, le feu aux poudres et de créer un malaise encore plus grand que celui que le pays a connu en 89-91.
Les autorités mauritaniennes ne doivent pas ainsi céder aux pressions de toutes sortes, venant de la minorité négro-africaine en Mauritanie, soucieuse de rééquilibrer un rapport des forces nettement désavantageux, et d’organisations internationales aux préoccupations humanitaires douteuses, jalouses de la stabilité de notre pays. Que l’on ne se méprenne pas : le transfert chez nous de 100.000 réfugiés sénégalais créera plus de problèmes qu’il n’est supposé régler !
Les vrais Mauritaniens ne resteront pas les bras croisés face à ces envahisseurs dont le seul souci est de piller nos richesses en vue de les transfer outre frontière, comme ils savent si bien le faire.
A mon avis, il s’agit d’un faux problème. Si, réellement, on veut rouvrir le dossier des événement de 89 entre la Mauritanie et le Sénégal, il y a lieu de voir les choses des deux côtés ! Car ce qui s’est passé à Dakar et dans les villages les plus réculés du Sénégal est, de loin, plus dramatique que ce qui est arrivé chez nous ! D’ailleurs, on oublie souvent que c’est dans ce pays voisin que les premières exactions ont eu lieu, que des Mauritaniens ont été brûlés dans leurs fours, que d’autres ont perdu leurs fortunes amassées soigneusement durant plusieurs années.
Aujourd’hui, on fait fi de toutes ces réalités ne parlant que des victimes sénégalaises de ce drame. C’est un motif de frustration pour nos compatriotes oubliés qui peut les conduire à envisager la pire des choses. C’est pour cette raison que nous n’approuvons pas la manière dont cette question est traîtée sous l’impulsion de pseudo-organisations et d’associations qui veulent exploiter la bonté des Mauritaniens pour nuire à notre pays.
Derrière toute la propagande anti-Mauritanienne, l’on retrouve les plumes empoisonnées d’opposants ou ex-opposants en exil doré pour dénoncer la situation qui prévaut dans notre pays, ou pour fustiger la communauté maure.
Concernant le problèmes des réfugiés, les surenchères les plus folles circulent sur le Net, moyen censé être le plus approprié pour fléchir les positions du gouvernement mauritanien. Certains y vont de leurs solutions imaginaires, d’autres se limitent à dénoncer sans rien proposer, ce qui n’est pas la plus difficile des choses. Certains se lamentent même en évoquant la nostalgie de leur pays et assurant que le jour ou Taya quitte le pouvoir ils viendront s’installer définitivement en Mauritanie pour faire avancer les choses.
Le cheval de bataille et la raison d’exister de ces mouvements ou supposés tels étaient la question du passif humanitaire, ou la démocratisation de la vie publique. Nulle n’ignore l’immense progrès réalisé aujourd’hui en Mauritanie. Une démocratie loin d’être parfaite mais exemplaire dans le continent. Un président de la République démocratiquement élu, reconnu par son adversaire battu au second tour avec 52% des voix. Du jamais vu en Afrique.
Ceux qui vivent à l’étranger sont, en réalité, des réfugiés économiques qui se foutent de tous les problèmes de La Mauritanie, y compris celui des supposés réfugiés ! Ils n’ont pour la Mauritanie et les Mauritaniens que mépris et exploitation. Ils ont pendant toutes ces années exploité sans scrupules la misère de leurs compatriote déportés. Ils sont fascinés par la découverte de villes splandides comme New york, avec ses grandes avenues et ses gratte-ciels, Paris, la cité lumière, Londres ou Amsterdam. Ils préfèrent continuer à jouer sur la corde des problèmes éthniques en Mauritanie pour profiter de la générosité teintée d’humanisme des Occidentaux.
Les problèmes sociopolitiques en Mauritanie sont devenus, depuis longtemps, le fonds de commerce de tous les pseudo-réfugiés Négro-Africains ! C’est pourquoi je doute fort qu’ils acceptent une quelconque solution qui leur coupe l’herbe sous les pieds et les obligent à renoncer à leur combat chimérique.
Journal Houmoum-Ennass
Posté le 03.07.2007 par verrithe
Le sujet qui semble voler la vedette à tous les problèmes que rencontrent les Africains au sommet de l’Union Africaine à Accra au Ghana, serait la constitution d’un gouvernement Africain.
Nous ne saurons parler d’unité Africaine sans avoir une pensée pour le premier des panafricains.
Kwame Nkrumah considéré comme le père du panafricanisme. Fut l’un des tous premiers à rêver d’une Afrique unie, comme les Etats-Unis, une Afrique qui ne serait plus utilisée comme un réservoir de matières premières pour l’Europe, mais une Afrique qui serait elle-même une puissance économique.
Une puissance économique, telle était le rêve de ce visionnaire hors pair.
Les Africains pour rendre hommage à cet homme et se battre pour une Afrique puissante et prospère doivent aller plus loin dans les projets de rapprochement des peuples.
Les Etats-Unis d’Afrique ne doit pas être conçu et gérer comme l’union Africaine que je considère comme un club privé de chef d’Etat sans relation avec le peuples.
Après les moult tentatives depuis les années d’Independence jusqu'à aujourd’hui, les sommets Africains ne se sont soldés que par des résolutions sans lendemain.
Le gouvernement de l’union africaine a ressortit au grand jour les divergences plus que profondes qui existent entre nos dirigeants et le manque de conviction de beaucoup d’entre eux.
- les partisans d’un gouvernement Africain dont le porte flambeau est le guide (Et non le président pour rappel) libyen Maomar Khadafi, et le Sénégalais A. Wade.
De cette mouvance, il faut rajouter des poids lourds comme le Gabon et le plus grand nombre des pays de l’UEMOA et de la CEDEAO.
- les adeptes de la marche lente et sure vers une Afrique unie dirigée par l’Afrique du Sud et la Majorité des pays anglophones et de l’Afrique Australe.
- Les partisans d’une association d’états souverains composée des pays arabes et Angola.
De toutes ces positions, il apparaît que les états unis d’Afrique n’est pas pour aujourd’hui et que K. Nkurumah peut attendre quelques décennies pour se reposer définitivement en paix.
Que vaut un gouvernement Africain qui ne s’occuperait que des problèmes comme la santé, la politique étrangère comme le suggère la proposition des « pro-gouvernement Africain ».
L’idée est louable, on peut même la qualifier de mieux que rien, mais le rêve des Africains n’est pas d’avoir un gouvernement africain, en plus de ça c’est de voir le peuple africain uni et prospère.
Le constat est que les partisans d’un gouvernement Africain ne sont pas allés au bout de leur logique, un gouvernement africain pour quoi faire ?
Ayant quelles prérogatives, de quelle légitimité ?
Les partisans d’une marche lente prônent quand à eux plus d’intégrations sous régionales, régionales et par la suite continentale, comme le caricaturait parfaitement MC Solaar, le poète et rappeur franco-tchadien dans l’une de ses chansons : « Les sous ensembles, dans les grands ensembles s’assemblent ».
Cette proposition a le mérite d’être pragmatique, réaliste, le risque est de n’est jamais arrivé à une Afrique unie et parlant d’une même voix.
- Le plus grand risque d’une fausse couche viendrait des partisans d’une association de Etats souverains, Le point comment entre ces pays est qu’ils pensent être en avance par rapport à bon nombre de pays de l’Afrique subsaharienne, ils se sentent être des privilégiés et donc pour des raisons de conservation de standing de vie préfèrent une association forte où les états restent maîtres de leur destinées.
Chers dirigeants les Africains méritent plus que tous ça.
Les bases d’une Afrique unie passent par la libre circulation des personnes et des biens et pour ce faire, une harmonisation des politiques douanières et commerciales s’impose.
Les projets d’intégrations économiques et de partenariat interafricain sont primordiaux.
Comme le Nepad le concevait, L’Afrique a besoin de grands chantiers intégrateurs des peuples.
Les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, des barrages hydroélectriques, des pôles d’excellence, des politiques agricoles, fiscales et économiques harmonisées.
Une politique monétaire concertée.
Une politique sécuritaire commune, pour la prévention et l’éradication des conflits fratricides qui sévissent sur le continent.
Le projet des Etas unis d’Afrique comme l’union européenne demande des sacrifices, que les pays nantis acceptent de financer la mise à niveau des pays en difficulté, on ne peut pas s’unir en mettant au devant de la scène des intérêts égoïstes.
Chers dirigeants, si vous savez que vous n’êtes pas capable de faire bouger les choses, on vous demande gentiment de mettre fin au « palabre » et de rentrer voir vos femmes et enfants au moins eux auront plus d’affection et d’amour de votre part, le reste on en parle après.
Posté le 02.07.2007 par verrithe
Les contradictions de la constitution qui nous est si chère.
La constitution nouvellement votée par voie référendaire sous le régime de la transition en son article premier stipule que : « La Mauritanie est une République Islamique, indivisible, démocratique et sociale.
La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi.
Toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique est punie par la loi ».
Avant d’ajouter plus loin à L’Article 5 : « L’Islam est la religion du peuple et de l’Etat ».
Article 23 : Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il est de religion musulmane.
C’est encore cette même constitution qui prétend défendre les libertés individuelles et les libertés de pensées et d’opinion en son Article 10 : « L’Etat garantit à tous les citoyens les libertés publiques et individuelles notamment :
• la liberté de circuler et de s’établir dans toutes les parties du territoire de la République ;
• la liberté d’entrer et de sortir du territoire national ;
• la liberté d’opinion et de pensée ;
• la liberté d’expression ;
• la liberté de réunion ;
• la liberté d’association et la liberté d’adhérer à toute organisation politique ou syndicale de leur choix ;
• la liberté du commerce et de l’industrie ;
• la liberté de création intellectuelle, artistique et scientifique ;
La liberté ne peut être limitée que par la loi ».
Le Mauritanien en général et le président en particulier ont-il alors la liberté de pensée et d’opinion ? La religion n’est-elle pas liée à l’opinion ?
Les convictions sont à la base de toute croyance qu’elles soient religieuses ou pas.
Les insuffisances de cette constitution est que le peuple, et les institutions qui veillent au fonctionnement et à l’application des lois ne sont pas capables de nous dire qui est ou non musulman.
Tout ce que je sais, il suffirait que le locataire du palais n’arbore pas la croix sur sa poitrine, et les fétiches dans tous les coins du salon et se présente à une prière de vendredi par mois pour paraître musulman.
Je suis musulman avec fierté mais je pense que l’Etat n’a pas de religion, l’Etat est composée d’une communauté hétéroclite, d’un ensemble d’individu et autant d’opinion.
La contradiction est encore plus forte que l’on refuse la création d’un parti politique d’obédience islamique dans un Etat qui se décrit comme Islamique et L’islam, la religion de l’Etat.
Si ces écrits émanaient d’une réelle volonté, si leur essence n’était pas de l’hypocrisie, un parti islamique serait le bien venu et même encouragé.
Cette même constitution à la fin de son article premier dit ceci : « …. La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi.
Toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique est punie par la loi ».
Chers amis ce paragraphe de notre constitution m’est trop cher, je ne peux pas lire et passer, il me faut encore le relire, car c’est un bijou, quand à son application, allez savoir.
Un peu plus loin encore on parle de l’égalités des Mauritaniens devant la loi en ces termes :Article 12 : « Tous les citoyens peuvent accéder aux fonctions et emplois publics sans autres conditions que celles fixées par la loi ».
Au milieu de ces deux articles (1 et 12), notre constitution cède au parti pris des hommes comme. Vous pouvez le lire vous-même en son Article 6 : « Les langues nationales sont : l’Arabe, le Poulaar, le Soninké et le Wolof. La langue officielle est l’Arabe ».
La langue officielle est l’Arabe, quelle génie, en quoi le poulaar ne peut pas être une langue officielle, pourquoi pas le soninké ou bien le WOLOF.
Mettez vous à la place de ceux qui ont rédigé cette constitution, vous êtes autre que Hassanya, quel serait votre choix ?
C’est un travail d’artiste cette constitution, elle qui garantie l’égalité des citoyens par là revient pour donner une longueur d’avance aux « Arabes » de l’autre côté.
Si ce n’est pas de la discrimination, dites moi ce que c’est ?
La constitution qui est sensée garantir l’égalité entre les citoyens, revient pour créer les disparités.
Si le plus sacro-saint des documents officiels de la république présente des contradictions et du favoritisme, c’est tout a fait normal que le pays marche ainsi.
Je respecte la volonté du peuple, mais le referendum en général n’est pas l’expression du peuple, c’est la plus part des cas un jugement sur le pouvoir en place.
Posté le 29.06.2007 par verrithe
Steve Bantu Biko naît le 18 décembre 1946, à King Williams Town en Afrique du Sud.
Défendre sa communauté contre les injustices subies, l’aliénation et le manque de considération n’est forcement pas un acte de racisme.
Cet homme, ce grand homme du combat pour l’égalité des hommes nous donne l’exemple parfait en militant d’abord dans une organisation mixte du nom de la National Union of South African Students.
Il se rend compte plus tard que cette association d’étudiants ne se soucie guère de la cause des noirs, c’est en ce moment qu’il estima que son combat est ailleurs, il démissionna en 1969 et créa dans la foulée avec ses camarades noirs la SASO (South African Students Organization).
La philosophie de Steve Biko appelée "Black Conciousness Movement" (mouvement pour la conscience noire) est que les noirs ne peuvent se libérer politiquement de l’apartheid que s’ils cessent de se sentir inférieurs aux blancs. Sa position, bien que d’inspiration non violente, est plus radicale que celle de l’ANC.
Biko avait perçu la nécessité de libérer les noirs de l’aliénation à la fois physique et mentale, en restaurant leur dignité et leur identité.
Biko, le rassembleur
En 1972, Biko est également l’un des fondateurs de la "Black Peoples Convention" qui rassemble alors près de 70 mouvements et associations noires, adhérant à la philosophie de la "conscience noire «qui joueront un rôle important lors des émeutes de 1976 à Soweto. Biko est aussitôt exclu de l’université où il étudie la médecine
En 1973, il est détenu sous l'accusation de terrorisme avec d'autres membres de la Conscience noire. Biko est alors banni et assigné à résidence dans sa région du Cap-Oriental, empêché de tenir des discours en public et de parler à plus d'une personne à la fois. Dans le même temps, les désirs d'émancipation des jeunes noirs lui fournissent de plus en plus de militants qui rejettent les principes de modération et d'intégration de leurs parents.
Steve Biko meurt le 12 septembre 1977, après 16 jours de détention sans procès. Inconscient, le militant avait été transporté nu à l'arrière d'une fourgonnette de police sur une distance de plus de 1000 km. Six jours plus tard, cet homme de 30 ans qui jouissait d'une parfaite santé avant son arrestation, décédait des suites d'un traumatisme crânien et de blessures au foie, selon les rapports médicaux de l'époque. Le gouvernement raciste sud africain, qui accusait le mouvement mené par Biko d'abriter de dangereux "anarchistes" préparant un "climat révolutionnaire", finira par bannir son mouvement en octobre 1977, un mois après la mort de son leader. Les déclarations du ministre de la justice sud africain, James Kruger, qui affirma que "la mort de Steve Biko ne lui faisait ni chaud ni froid", déclenchèrent un tollé général dans le monde, ce qui conduisit finalement les Nation Unies à prendre des sanctions contre l’Afrique du Sud.
25 ans après sa mort, Steve Biko reste un symbole et un des héros les plus incontestés de la lutte contre le régime pro-apartheid au pouvoir jusqu'en 1994.