Nous sommes à moins d’une semaine des élections de la dernière chance, la campagne prend de l’empileur et de la cadence au niveau de Nouakchott.
Le thé et le tajine sont accompagnés de débat politique, on parle des 19, on les catégorise, on ressort le parcours de chaque candidat.
Ces 19 sont catégorisé comme suit au niveau des salons, le piéton et dans les places publiques :
Il ya ceux qui mettent l’accent sur :
- le degré de collaboration du candidat avec ould Taya.
- Les relations du candidat avec les autres ethnies (Racisme, tribalisme, parent)
- La couleur de peau du candidat
- La tribu du candidat
- Ceux qui soutiennent le candidat
- La provenance des fonds du candidat
- Les malversations par le passé du candidat
- La résistance au régime d’ould Taya
- La collaboration avec même les régimes qui ont précédé ould Taya.
- Les relations israélo-arabes
- L’intégration du pays dans les organismes sous régionale comme la CEDAO
Vous comprendrez que suivant ces critères, les 19 candidats n’ont pas le même traitement suivant le bord politique de chaque commentateur, sa race ou sa tribu.
A écouter les quelques interlocuteurs, le débat finit toujours par la couleur de la peau, l’ethnie ou la tribu. Nous avons l’impression que le choix du candidat est fait non pas par ses qualités et l’espoir qu’il suscite mais par les défauts des autres.
Peut être que mon échantillon n’est pas représentatif, mais je reconnais en tout Independence que c’est un sentiment largement partagé.
J’ai écouté les taximen, les clients qu’on a partagé ces taxis avec moi comme c’est la coutume, les boutiquiers, les cadres, les étudiants, les jeunes, les femmes, les lycéens, les dockers au port et au marché, les hommes de tenue.
Et ce panel au hasard regroupe toutes les catégories socioculturelles du pays.
L’explication de ce racisme ou tribalisme est tout simple pour ces gens, « ceux qui ne sont pas de ma tribu, de ma race ne choisiront jamais un autre candidat qui n’est pas de leur famille ou leur tribu ou bien de leur couleur.
Je réplique en énumérant quelques collaborations ou le candidat a le soutient des membres des autres races, des autres tribus.
La contre-attaque est instantanée, « Si tu voix ces cas ce que le type est un vaut rien, il cherche de l’argent ou un poste, il n’a aucun souci pour sa famille et il n’aura rien car on sait qu’il ne pas de la famille, priorité aux proches »
Je vais passer à l’essentiel, car si ces affirmations sont vraies et que c’est le sentiment le mieux partagé des Mauritaniens, ce que vous avez des exemples à ne pas finir dans votre entourage, au lieu de travail. Sinon ce qu’elles sont fausse et alors cet article n’a aucun sens vous pouvez passer à autre chose le temps est précieux.
Si vous lisez après cette ligne ce que vous avez fait vous-même le constat.
Le président que le Mauritaniens auront choisi doit comprendre qu’il vient de prendre les rênes d’un pays ou la population est divisée, divisée par les préjugés sur l’autre, divisée par la haine de l’autre, ces gens la se sous estiment et c’est toujours la même chose, c’est l’autre qui est l’incarnation du diable alors que le diable est dans tous les camps.
Le président qui sera élu a la difficile tâche d’unir, de rassembler de faire comprendre que nos différences ne doivent pas être un handicap mais plutôt une richesse.
Le président que sera élu doit donner des signes forts de son Independence vis-à-vis des lobbies, des tribus, de la couleur de la peau.
Il doit comprendre qu’il est élu par une majorité mathématique fixé par les textes mais qu’il est le président de tous les mauritaniens, de ce qui l’aime et de ceux qui ne l’aime pas.
Il doit penser à la nation devant chaque acte qu’il pose, aux intérêts du peuple, il doit agir.
Le président devrait penser à l’avenir, pour que nos enfants ne découvrent ces faits, ces calomnies et ces attitudes d’un autre temps que dans les livres d’histoires, qu’ils ne vivent pas ce que nous avons vécu.
Le président a tout intérêt à bannir toutes les pratiques sectaires, tribales ou régionalistes , il doit travailler sans relâche afin d’inculquer dans nos têtes que nous sommes tous différents mais égaux, égaux devant la justice, devant le travail, devant ses yeux.
Alors Monsieur le président tu as pendent ce mandat de cinq ans le plus grand défis de ta vie,
Une chose est sure, tu rentreras dans les annales des hommes politiques de la Mauritanie par les extrêmes.
Soit vous avez bien fait, la Mauritanie en sort grandie à jamais et les langues de la postérité feront l’éloge ou bien vous avez fermez l’œil et c’est l’abime (Que dieu nous en préserve).